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samedi 18 avril 2009

Et Marseille aussi...

Les prestations de Marseille et Paris n'ont pas contribué à faire de la bonne publicité au Championnat de France. Au moins les Olympiens peuvent-il se consoler d'être tombés les armes à la main contre le Chakhtior Donetsk (0-2, 1-1). La présence de deux clubs français en quarts de finale de la Coupe de l'UEFA était une belle vitrine pour la L1. Celle-ci s'est brisée en même temps que l'élimination de ses deux représentants. La France rêvait d'un PSG-OM en demies. Elle assistera avec moins de passion à un duel 100% ukrainien entre le Dynamo et le Chakhtior d'un côté, et un affrontement 100% allemand entre le Werder Brême et Hambourg de l'autre. L'OM connaissait l'ampleur de l'exploit qu'il devait accomplir pour rejoindre le dernier carré.

Sur ce qu'ils ont montré lors de cette double confrontation, les joueurs d'Eric Gerets ont sans doute quitté le Vélodrome avec l'intime conviction qu'une demi-finale était à leur portée. Il leur aurait fallu se montrer plus réalistes devant et moins perméables derrière. En fait, l'OM s'est retrouvé prisonnier de ses deux buts concédés en Ukraine, coincé entre le désir de marquer rapidement pour refaire son retard et la crainte d'encaisser un but rédhibitoire à sa qualification. A trop dominer de manière stérile, c'est le deuxième scénario qui s'est dessiné. Fernandinho a profité d'une ouverture d'Ilsinho pour tromper un Mandanda pas exempt de tout reproche (30e). Comme face à l'Argentine (2-0), mi-février, l'international français n'est pas parvenu à fermer correctement l'angle de tir. A 0-1, Marseille devait marquer quatre fois pour se qualifier.


Le grand mérite des Phocéens aura été d'y croire jusqu'au bout. Le plus malheureux d'entre eux sera probablement Benoît Cheyrou. Après l'égalisation de Ben Arfa (43e), l'ancien Auxerrois a été le Marseillais le plus dangereux. Il ne lui a manqué que quelques centimètres pour que ses deux tentatives fassent mouche (53e, 57e). En manque de réussite à l'image de cette tête de Koné de peu à côté (50e), l'OM a enfin cru refaire une partie de son retard lorsque Samassa a devancé la sortie de Pyatov (78e). C'était sans compter le jugement de M. Mejuto Gonzalez qui a signalé une faute de l'ancien Manceau. Malgré 31 tirs (!), l'OM n'est pas parvenu à faire exploser l'organisation du Chakhtior. Il s'est finalement incliné sur un nouveau contre de Luiz Adriano, qui a glissé le ballon entre les jambes de Mandanda (90e+3). Il y a des soirs comme ça...

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