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samedi 18 avril 2009

La déroute de Paris

Le Paris-SG n'ira pas en demi-finales de la Coupe de l'UEFA. Les joueurs du PSG ont été éliminés par le Dynamo Kiev (0-0, 0-3), jeudi soir, en Ukraine. Mené 0-2 après un quart d'heure de jeu, le club de la capitale n'a même pas eu le temps d'y croire.

Le Paris-SG a pris son quart de finale retour de Coupe de l'UEFA à l'envers (contrairement aux precedents), jeudi soir, sur la pelouse du Dynamo Kiev (0-3). Menés au score dès la quatrième minute, les joueurs de Paul Le Guen n'ont jamais donné l'impression de pouvoir répondre au défi collectif proposé par les Ukrainiens. Ils ont littéralement sombré à l'image de leur gardien de but, Mickaël Landreau. Pour la première fois de son histoire, le club de la capitale a perdu un quart de finale de C3. Pour la première fois de son histoire, il est tombé contre une formation ukrainienne. Les statistiques ne sont pas une science exacte, sauf lorsqu'elles touchent l'efficacité des protégés de Youri Semine. Avec 44 buts en 21 matches, le Dynamo mérite sa réputation de machine à marquer dans son stade Valeri-Lobanovski.

Paris s'est compliqué la vie tout seul. Il n'a même pas eu le temps d'entrevoir une éventuelle qualification pour les demi-finales. Au bout d'un quart d'heure de jeu, une frappe puissante de Bangoura (4e) et une terrible bourde de Landreau (15e) avaient déjà douché ses espoirs. Sur un centre de Milevskyi, le portier parisien a boxé le ballon dans ses propres filets. Difficile de ne pas évoquer sa responsabilité dans l'échec de son équipe. C'est également lui qui est directement à l'origine du troisième but ukrainien. Sur un boulet de canon d'Aliyev, il n'a pu que repousser le ballon dans les pieds de Vukojevic (61e). Comme la saison dernière lorsqu'il accumulait les boulettes, Landreau se retrouve sur le banc des accusés. Il ne peut cependant pas être tenu comme le seul responsable du fiasco parisien.

Paris est tres mal rentré dans le match au vu de son entame catastrophique. Il a semblé la traîner comme un boulet durant toute la rencontre. Malgré le retour d'Armand dans le couloir gauche, l'arrière-garde parisienne a considérablement souffert devant la vivacité des Bangoura, Milevskyi et autres Ninkovic. Si cette rencontre s'était jouée aux points, le club de la capitale aurait été K.-O. avant même la mi-temps. A l'exception d'une tête sur le poteau de Luyindula (7e), Paris n'a pas montré grand-chose si ce n'est une certaine fébrilité. Même la présence au coup d'envoi de Claude Makelele ne lui a pas donné l'assise qu'il espérait. Alors que le rendement global de l'équipe semble de plus en plus dépendre de Sessegnon, l'international béninois a confirmé la légère baisse de régime dont il semble être victime depuis une dizaine de jours. Entre mauvais choix, précipitation et approximations, il a été à l'image de la prestation parisienne.

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